Winnipeg Free Press (Newspaper) - November 15, 2025, Winnipeg, Manitoba
One gift, then another, then a community of giving.
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UM students are pursuing their bold ideas, researchers
are discovering new solutions, and learning and
well-being are being strengthened here in Manitoba
and around the world.
“Receiving a bursary made an enormous
difference in my life. It gave me that
extra little encouragement to apply for
my master’s and reassured me that I’m
in the right field and that I’m good at it.”
Megan Burnett
[BSc(HNS)/23, MAHN/25]
Together, Bisons
move Manitoba and
the world forward
UM is thankful for the support of our donors, alumni and
friends who value the role philanthropy plays in education.
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NEWS I COMMUNITY VOICES
SATURDAY, NOVEMBER 15, 2025
Carré civique, le soutien générationnel
J
E donne en famille consiste à
lever des fonds pour l’avenir du
carré civique. La particularité
de ce soutien c’est qu’il implique
différentes générations, notamment
les plus jeunes qui peuvent parfois
se sentir éloignés des sujets liés au
patrimoine.
David Dandeneau tente de part-
ager son engagement à tous et à
différentes générations.
Le membre du conseil d’administra-
tion des Ami.e.s du Carré civique de
Saint-Boniface (ACCSB) a eu l’idée de
lever des fonds pour notamment assur-
er des dépenses opérationnelles et à
terme préparer également le processus
d’appel d’offres que s’apprête à lancer
la Ville de Winnipeg.
C’est à travers l’ACCSB, qui a reçu le
statut officiel d’organisme de bienfais-
ance et peut donc recevoir des dons
depuis mars 2022, que le monde pourra
donner ponctuellement pour cette cam-
pagne.
“Ça va payer notre site Web parce
qu’on a un contractuel qui le met à
jour, puis on a aussi de l’assurance et
une variété de petites dépenses,” fait
savoir David Dandeneau.
“Donc, on s’est dit qu’il faut avoir
une campagne quelconque. Puis là, au
niveau du CA, certains ont dit qu’on
n’avait pas le temps de faire ça mainte-
nant,” indique David Dandeneau.
“Alors, j’ai proposé une autre alter-
native: faire une mini-campagne à
l’interne et encourager les familles.”
L’idée est donc de passer à travers
les familles de membres des ACCSB et
récolter de l’argent.
Atteindre la somme totale de 10 000
$ a été avancée.
“Pour ma famille, on a décidé de
réunir 1 500 $. Alors, j’ai sollicité mes
enfants et mes petits-enfants. C’est
vraiment une campagne intergénéra-
tionnelle,” lance David Dandeneau.
Et dans sa famille, l’idée a fait du
chemin et l’objectif de 1 500 $ a déjà
été dépassé, nous a confirmé David
Dandeneau.
À travers l’initiative Je donne en
famille, l’objectif de David Dandeneau
était aussi d’intéresser les plus jeunes
au sort des bâtiments qui composent
le carré civique “pour qu’ils sentent
qu’ils ont une partie de ça,” dit-il. “Il
faut transférer à la prochaine généra-
tion,” ajoute-t-il.
Et justement Justin, 20 ans, et Amé-
lie Dandeneau, 22 ans, ont répondu à
l’appel de leur grand-père.
Évidemment, les deux jeunes adul-
tes, du fait de l’histoire de leur famille,
ont régulièrement été sensibilisés à ces
questions. Mais là, ce projet représen-
tait une opportunité d’être encore plus
concrètement impliqués.
“Je trouve que c’est très important,
parce qu’on veut garder la francopho-
nie en vie,” signale Justin Dandeneau.
Le jeune étudiant à la faculté de
droit de l’Université du Manitoba a
même prévu d’être présent à la pro-
chaine assemblée générale annuelle
des ACCSB, le 19 novembre, après les
portes ouvertes du carré civique.
“C’est le cœur de Saint-Boniface!”
souligne Amélie Dandeneau, en faisant
référence aux bâtiments du carré
civique.
“Quand mon grand-père David m’a
expliqué un peu ce projet, tout de suite,
j’étais intéressée parce que la franco-
phonie a toujours été très importante
dans notre famille,” insiste Amélie
Dandeneau, qui étudie pour devenir
enseignante.
Au-delà de l’aspect financier, il y a
donc bien cette question de legs. Justin
et Amélie Dandeneau le confirment: il
peut être compliqué de réunir les plus
jeunes générations autour des sujets
liés à l’histoire, le patrimoine et la
culture.
Malgré une certaine déconnexion, ils
pensent tout de même que des moyens
existent.
David Dandeneau, par exemple, a
invité ses petits-enfants à visiter ces
bâtiments.
“Quand je marche dans Saint-Bon-
iface avec mes amis, l’on voit ce
patrimoine. Que ce soit au Musée de
Saint-Boniface ou bien sûr près de
l’ancien Hôtel de Ville, ça nous rappelle
toute l’histoire,” commente Amélie
Dandeneau.
“Certains des jeunes ne connaissent
peut-être pas autant l’histoire et le
travail que nos ancêtres ont fait pour
garder le français en vie. Moi, j’étais
exactement comme ça quand j’avais 10,
11 ans. Mais peut-être c’est juste une
question d’âge, parce qu’en vieillissant,
j’ai aimé parler en français, faire des
blagues en français,” constate Justin
Dandeneau.
“Si ce sont seulement les gens les
plus âgés qui participent, aussitôt
qu’eux autres ne sont plus là, la cause
meurt. C’est vraiment important d’im-
pliquer les jeunes pour que l’on puisse
continuer la cause,” dit-il.
Invitée à participer à cette cam-
pagne, Bintou Sacko, aussi membre du
conseil d’administration des ACCSB,
tente également de partager ce goût de
la francophonie, du patrimoine à son
fils.
Elle parle d’une “initiative qui est
extrêmement importante pour la com-
munauté franco-manitobaine.”
“Nous, nous sommes la génération
des immigrants qui sont arrivés, on
est là pour bâtir la francophonie et nos
enfants ne sont pas forcément des im-
migrants parce qu’ils sont nés ici, mais
quand même, c’est important de les
amener un peu à poursuivre le travail
que nous avons commencé,” commente
la directrice générale de l’Accueil
francophone.
Bintou Sacko confirme avoir eu
plusieurs discussions avec son fils de
21 ans, Oumar Gorel Cissé, sur ces
sujets. Elle souhaite l’inspirer par son
engagement.
“Je suis engagée sur plusieurs fronts.
De plus en plus, j’essaie de le ramener
un peu quand on a des séminaires,
quand on a des sessions où il peut
participer ou quand il y a des projets.
J’essaie de l’amener pour qu’il voie un
peu ce qui se passe, de quoi on discute.
Donc, sans pour autant le forcer,
j’essaie de susciter cet intérêt-là en le
faisant participer.
“Quant à la question du patrimoine,
on en a déjà parlé, et il faut qu’on en
parle encore davantage.
“Il faut commencer quelque part,”
conclut Bintou Sacko.
— de la Liberté pour le Winnipeg Free Press
JONATHAN SEMAH
MARTA GUERRERO PHOTO
Bintou Sacko (à gauche) et David Dandeneau
LE FIL DES
FRANCOPHILES
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