Winnipeg Free Press

Saturday, November 15, 2025

Issue date: Saturday, November 15, 2025
Pages available: 56
Previous edition: Friday, November 14, 2025

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About Winnipeg Free Press

  • Publication name: Winnipeg Free Press
  • Location: Winnipeg, Manitoba
  • Pages available: 56
  • Years available: 1872 - 2025
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Winnipeg Free Press (Newspaper) - November 15, 2025, Winnipeg, Manitoba One gift, then another, then a community of giving. On this National Philanthropy Day, we extend our deepest gratitude to all who have generously supported the University of Manitoba. Your generosity makes a difference. Because of you, UM students are pursuing their bold ideas, researchers are discovering new solutions, and learning and well-being are being strengthened here in Manitoba and around the world. “Receiving a bursary made an enormous difference in my life. It gave me that extra little encouragement to apply for my master’s and reassured me that I’m in the right field and that I’m good at it.” Megan Burnett [BSc(HNS)/23, MAHN/25] Together, Bisons move Manitoba and the world forward UM is thankful for the support of our donors, alumni and friends who value the role philanthropy plays in education. WINNIPEGFREEPRESS.COM ● A7 NEWS I COMMUNITY VOICES SATURDAY, NOVEMBER 15, 2025 Carré civique, le soutien générationnel J E donne en famille consiste à lever des fonds pour l’avenir du carré civique. La particularité de ce soutien c’est qu’il implique différentes générations, notamment les plus jeunes qui peuvent parfois se sentir éloignés des sujets liés au patrimoine. David Dandeneau tente de part- ager son engagement à tous et à différentes générations. Le membre du conseil d’administra- tion des Ami.e.s du Carré civique de Saint-Boniface (ACCSB) a eu l’idée de lever des fonds pour notamment assur- er des dépenses opérationnelles et à terme préparer également le processus d’appel d’offres que s’apprête à lancer la Ville de Winnipeg. C’est à travers l’ACCSB, qui a reçu le statut officiel d’organisme de bienfais- ance et peut donc recevoir des dons depuis mars 2022, que le monde pourra donner ponctuellement pour cette cam- pagne. “Ça va payer notre site Web parce qu’on a un contractuel qui le met à jour, puis on a aussi de l’assurance et une variété de petites dépenses,” fait savoir David Dandeneau. “Donc, on s’est dit qu’il faut avoir une campagne quelconque. Puis là, au niveau du CA, certains ont dit qu’on n’avait pas le temps de faire ça mainte- nant,” indique David Dandeneau. “Alors, j’ai proposé une autre alter- native: faire une mini-campagne à l’interne et encourager les familles.” L’idée est donc de passer à travers les familles de membres des ACCSB et récolter de l’argent. Atteindre la somme totale de 10 000 $ a été avancée. “Pour ma famille, on a décidé de réunir 1 500 $. Alors, j’ai sollicité mes enfants et mes petits-enfants. C’est vraiment une campagne intergénéra- tionnelle,” lance David Dandeneau. Et dans sa famille, l’idée a fait du chemin et l’objectif de 1 500 $ a déjà été dépassé, nous a confirmé David Dandeneau. À travers l’initiative Je donne en famille, l’objectif de David Dandeneau était aussi d’intéresser les plus jeunes au sort des bâtiments qui composent le carré civique “pour qu’ils sentent qu’ils ont une partie de ça,” dit-il. “Il faut transférer à la prochaine généra- tion,” ajoute-t-il. Et justement Justin, 20 ans, et Amé- lie Dandeneau, 22 ans, ont répondu à l’appel de leur grand-père. Évidemment, les deux jeunes adul- tes, du fait de l’histoire de leur famille, ont régulièrement été sensibilisés à ces questions. Mais là, ce projet représen- tait une opportunité d’être encore plus concrètement impliqués. “Je trouve que c’est très important, parce qu’on veut garder la francopho- nie en vie,” signale Justin Dandeneau. Le jeune étudiant à la faculté de droit de l’Université du Manitoba a même prévu d’être présent à la pro- chaine assemblée générale annuelle des ACCSB, le 19 novembre, après les portes ouvertes du carré civique. “C’est le cœur de Saint-Boniface!” souligne Amélie Dandeneau, en faisant référence aux bâtiments du carré civique. “Quand mon grand-père David m’a expliqué un peu ce projet, tout de suite, j’étais intéressée parce que la franco- phonie a toujours été très importante dans notre famille,” insiste Amélie Dandeneau, qui étudie pour devenir enseignante. Au-delà de l’aspect financier, il y a donc bien cette question de legs. Justin et Amélie Dandeneau le confirment: il peut être compliqué de réunir les plus jeunes générations autour des sujets liés à l’histoire, le patrimoine et la culture. Malgré une certaine déconnexion, ils pensent tout de même que des moyens existent. David Dandeneau, par exemple, a invité ses petits-enfants à visiter ces bâtiments. “Quand je marche dans Saint-Bon- iface avec mes amis, l’on voit ce patrimoine. Que ce soit au Musée de Saint-Boniface ou bien sûr près de l’ancien Hôtel de Ville, ça nous rappelle toute l’histoire,” commente Amélie Dandeneau. “Certains des jeunes ne connaissent peut-être pas autant l’histoire et le travail que nos ancêtres ont fait pour garder le français en vie. Moi, j’étais exactement comme ça quand j’avais 10, 11 ans. Mais peut-être c’est juste une question d’âge, parce qu’en vieillissant, j’ai aimé parler en français, faire des blagues en français,” constate Justin Dandeneau. “Si ce sont seulement les gens les plus âgés qui participent, aussitôt qu’eux autres ne sont plus là, la cause meurt. C’est vraiment important d’im- pliquer les jeunes pour que l’on puisse continuer la cause,” dit-il. Invitée à participer à cette cam- pagne, Bintou Sacko, aussi membre du conseil d’administration des ACCSB, tente également de partager ce goût de la francophonie, du patrimoine à son fils. Elle parle d’une “initiative qui est extrêmement importante pour la com- munauté franco-manitobaine.” “Nous, nous sommes la génération des immigrants qui sont arrivés, on est là pour bâtir la francophonie et nos enfants ne sont pas forcément des im- migrants parce qu’ils sont nés ici, mais quand même, c’est important de les amener un peu à poursuivre le travail que nous avons commencé,” commente la directrice générale de l’Accueil francophone. Bintou Sacko confirme avoir eu plusieurs discussions avec son fils de 21 ans, Oumar Gorel Cissé, sur ces sujets. Elle souhaite l’inspirer par son engagement. “Je suis engagée sur plusieurs fronts. De plus en plus, j’essaie de le ramener un peu quand on a des séminaires, quand on a des sessions où il peut participer ou quand il y a des projets. J’essaie de l’amener pour qu’il voie un peu ce qui se passe, de quoi on discute. Donc, sans pour autant le forcer, j’essaie de susciter cet intérêt-là en le faisant participer. “Quant à la question du patrimoine, on en a déjà parlé, et il faut qu’on en parle encore davantage. “Il faut commencer quelque part,” conclut Bintou Sacko. — de la Liberté pour le Winnipeg Free Press JONATHAN SEMAH MARTA GUERRERO PHOTO Bintou Sacko (à gauche) et David Dandeneau LE FIL DES FRANCOPHILES A weekly column en français celebrating Western Canada's largest francophone community Working towards an inclusive and accessible society for over 70 years. manitobapossible.ca ;